Résumé : 1914. Face à la surpuissance allemande, la France dépourvue d'artillerie lourde ne peut opposer que le sacrifice de ses fantassins pour tenter de stopper l'ennemi. Ils seront 250 000 Poilus à périr durant les premiers mois de la geurre. L'historien Pierre Miquel nous fait revivre dans ce livre quatre années de souffrances, d'offensives meurtrières et d'horreurs vécues. Il dénonce également un certain nombre de mythes. Non, le Poilu n'est pas toujours un combattant enterré au fond de sa tranchée ! Ces quatre années changent radicalement l'image du combattant. Le Poilu de 1914 et celui de 1918 ne mènent plus le même combat. En 1914, il monte au front avec l'illusion d'une victoire rapide. En 1917, il sait qu'il va à la mort ; en 1918, équipé de grenades, appuyé par des chars et des avions, il s'agit déjà du combattant de 1940. Dans les deux cas, la France est presque seule et, en 1914 comme en 1940, ces hommes seront à l'avant-garde de ces terribles affrontements. Pierre Miquel nous livre une réflexion sur une guerre de trente ans : la première guerre, suivie d'une paix bâclée, déclenche un second conflit qui entraînera l'Europe au-delà des limites de l'horreur.