Résumé : Journaliste spécialisée en art et gemmologue de formation, Anne-Laure Thiéblemont mène des enquêtes sur le trafic d'objets et de pierres précieuses. Également créatrice de bijoux, elle vit à Marseille. La Mouche d'Alexandrie est son deuxième roman. Spécialiste du XVIIIe siècle, Marion Spicer enquête sur les archives volées du musée de Chantilly. Chasseresse redoutable, elle s'est jusque-là illustrée dans la traque, au sein des catalogues de ventes, des ouvres d'art subtilisées que des marchands véreux ou peu scrupuleux proposaient aux enchères. Avec le temps, elle avait fini par créer une agence de détectives privés spécialisée dans le vol des ouvres d'art. Lorsqu'une dépêche AFP annonce l'enchère record d'une photographie de Victor Leclair à 718 000 euros, Marion s'interroge. Pourquoi une photo d'un type sorti de nulle part atteint un prix pareil, obtenant dix fois le prix de son estimation ? ? D'ailleurs, le fait que Victor Leclair, mort en disgrâce au Moyen-Orient, oublié durant plus d'un siècle, sans personne, pas un photographe de sa génération, un écrivain, un chercheur pour se souvenir de lui, enflamme soudainement le marché semblait prendre tout le monde de court. ? Pour Marion, le fait est d'autant plus troublant de deux albums de l'artiste figurent sur la liste des archives soustraites au musée de Chantilly. Quelqu'un avait-il intérêt à rafler tout l'historique du musée ? Et que penser de la mouche qui se trouve volontairement à l'arrière-plan du cliché ? Est-elle une énigme photographique ? Déchéance et rédemption, grandeur et infamie : on pourrait croire ce roman cousu de fil blanc. Ce serait méconnaître le talent de Anne-Laure Thiéblemont, son plaisir à égarer ses lecteurs dans les dédales d'un univers tout aussi passionnant qu'impitoyable.