Résumé : Une poignée d'hommes et de femmes, en couple ou célibataires, sont soumis à des cas de conscience. Amélie (Judith Godrèche) ne se trouve pas assez généreuse, mais refuse malgré tout de céder aux avances de son meilleur ami Boris (Laurent Stocker), car elle est incapable de tromper son époux. Laurent (Stanislas Merhar) cherche vainement à composer une musique susceptible de le faire tomber amoureux. Et pendant ce temps, Achille (François Cluzet) tente désespérément de séduire sa voisine indécise (Frédérique Bel), tandis qu'Isabelle (Julie Depardieu), dont la vie sentimentale est au point mort, doit faire face aux propositions aussi osées qu'invraisemblables de ses amies. Héritier de la Nouvelle Vague (Eric Rohmer et François Truffaut en tête), Emmanuel Mouret est le spécialiste des atermoiements amoureux, des pulsions contrariées et du marivaudage. Avec un sens du comique très particulier, une légèreté qui confine à l'absurde, une maladresse étudiée et une précision d'orfèvre dans l'écriture, il s'est forgé un univers fantasque et charmant. Si cet "Art d'aimer" paru en 2011 n'est pas aussi enlevé que "Changement d'adresse" ou "Un baiser s'il vous plaît", on y retrouve la petite musique de l'auteur. La structure du film (puzzle composé de sketches inégaux en durée et qualité), la voix-off (de Philippe Torreton) et la musique classique parfois envahissante plombent un peu cette étude sur la naissance du sentiment amoureux. Heureusement, la justesse des comédiens, habitués du cinéma de Mouret pour la plupart, rend ces joutes amoureuses, pimentées de quiproquos et de faux-semblants, souvent délicieuses.
L'art d aimer de Emmanuel Mouret, bande annonce (2011)
Au moment où l'on devient amoureux, à cet instant précis, il se produit en nous une musique particulière. Elle est pour chacun ...