Résumé : Il paraît que neuf éditeurs américains ont bataillé ferme pour acquérir les droits de ce petit bijou, le premier livre de Lavanya Sankaran, trente ans à peine et un parcours pour le moins atypique : banquière et conseillère en investissement, d’abord à New York, puis désormais à Bangalore, la ? Silicon Valley ? de l’Inde. Elle y est née, y réside et c’est là qu’elle situe les huit nouvelles qui composent Le tapis rouge, au cœur même de la rencontre quotidienne entre une extrême modernité et, toujours sous-jacentes, les vieilles traditions. En minijupes, le nombril à l’air, ses héroïnes écoutent Eminem, boivent sec, gagnet vite et bien beaucoup d’argent, l’œil rivé à leur ordinateur. Mais au fond d’elles-mêmes, que cherchent-elles ? Les hommes — jeunes ou moins jeunes — les observent. Les premiers, plutôt fascinés — voir Ramu, qui laisse sa mère lui chercher une fiancée ? comme il faut ? mais n’a en fait d’yeux que pour la pétulante Ashuvini. Et les seconds, carrément choqués, — voir Rangappa, le pauvre chauffeur, épouvanté par les tenues provocantes de sa jolie patronne, ainsi que son goût pour l’alcool. Lavanya Sankaran écrit très bien, manie la note d’humour et le moment de tendresse quand il le faut. Mais elle a aussi le regard incisif, le trait de plume qui porte. Ses personnages sont criants de vérité et chaque nouvelle est un petit roman en soi. Best-seller en Inde, Le tapis rouge est traduit ou va l’être dans 15 pays.