Résumé : La Sorcière au Squelette voulait goûter la chair de Santsang, mais craignant le pouvoir surnaturel de Souen Wou-kong, elle prend forme humaine pour mieux tromper le moine. Trois fois de suite, Souen Wou-kong dévoile son jeu. La quatrième fois, le moine se laisse prendre aux machinations de la Sorcière. Se méfiant du Singe, il le renvoie et donne à la Sorcière l'occasion de le faire prisonnier. Ce n'est qu'au moment d'être dévoré qu'il comprend que la Sorcière l'a dupé. Le Singe survient et le sauve. Cette histoire nous rappelle une vérité: il faut savoir distinguer entre le vrai et le faux, quant aux démons, il ne faut pas les prendre en pitié, mais les exterminer. Les dessins sont dans le style traditionnel chinois, tant pour ce qui est de la composition que des décors et des personnages. La plupart de ceux-ci ne sont pas des humains, par exemple: Souen Wou-kong est un singe, Tchou Pa-kié, un cochon, et la Sorcière, un squelette. L'auteur les transforme en humain, tout en leur laissant quelque chose de leur forme et de leur caractéristiques spécifiques. Ainsi le peintre n'a pas donné à la Sorcière au Squelette sa forme réelle, il la transforme en une jeune fille, ce qui est agréable à voir et contribue en outre à dévoiler son hypocrisie. Ses regards et ses actions traduisent clairement sa ruse et sa cruauté. Ce procédé, une des caractéristiques esthétiques de l'art chinois, enrichit encore cet album.