Résumé : Du fait de son passage en prison au festival folk de Newport de 1965, où il avait tenté de couper à la hache le cordon de la sono de Bob Dylan montant sur scène avec un groupe de rock, Pete Seeger est plus une personnalité de la musique américaine qu’un artiste crucial. Chantre de la gauche progressiste, virtuose du banjo, il a avant tout été une sorte de passeur/catalyseur. Au début des années 60, à Greeenwich Village, il a rendu populaires un grand nombre de chansons traditionnelles qui se transmettaient auparavant de façon confidentielle. C’est cette même excitation à faire revivre un vieux répertoire que l’on ressent à l’écoute du disque que lui consacre Bruce Springsteen. Accompagnée d’une quinzaine de musiciens, la star du New Jersey jette un regard vivant, voire festif, sur des chansons témoignages d’une époque passée. En cela, The Seeger Sessions est plus un disque romantique qu’un album protestataire. On sait Bruce Springsteen conscient du mauvais état de son pays. Mais même quand il chante We Shall Overcome, on doute que l’Amérique profonde comprenne vraiment de quoi il s’agit. On ne peut pas être le Boss pour tout et pour tous...
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