Résumé : La première fois que j'ai vu une photo de Thierry des Ouches, je l'ai arrachée. Elle s'ennuyait j'en suis sûre, dans cet hebdo trop petit pour elle. Les journaux sont faits pour finir à la poubelle et cette image magnifique ne méritait pas ça. Ensuite, dans son livre " Vaches ", je suis tombée raide dingue de ses copines de pâturage. Depuis, Thierry des Ouches s'est mis dans la tête d'aller photographier les filles, juste après Les vaches ça m'a fait beaucoup rire. Voilà un type qui n'a peur de rien. Et puis ça tombe bien, j'adore les filles. Enfin les gentilles, pas les garces ou les piqueuses de mari. Celles qu'il a choisi de suivre sont totalement désarmantes. Comme cette femme soldat, à la cambrure de déesse et au profil de gamine. Même ses contractuelles, les épaules lourdes après une journée difficile, ont quelque chose d'émouvant. Et puis, il y a toutes les autres. Les hôtesses de l'air, gracieuses, avec leur sens inné du placement et celles qui font un lit, ou vous récurent une baignoire en deux temps, trois mouvements. Les femmes rébus, dont on ne voit que les yeux en salle d'opération et des petits bouts de femme, en plan serré. Des grappes de filles hilares et des beaux moments de solitude. Quoi d'autre ? Beaucoup de concentration, un peu de méditation, de la fatigue parfois et pas mal de sourires, dont un avec une dent en or. Des femmes penchées, pliées, assises, debout ou à genoux, mais jamais couchées. Leslie Bedos.